Définitions AOP / IGP

L'AOP Remplace AOC

De l'autre côté du tunnel de Fourvière, réputé pour ses bouchons, c'est le sud, le pays du soleil, mais c'est aussi un fleuve que l'autoroute côtoie, le Rhône.

Sa vallée est réputée, à la fois chemin des vacances et route des vins.
Rive gauche, CROZES HERMITAGE, HERMITAGE, et plus au sud CHATEAUNEUF DU PAPE. Rive droite, COTE ROTIE, CONDRIEU, CORNAS, SAINT PERRAY et SAINT JOSEPH.

Cette Appellation n'est pas très jeune, le décret de contrôle datant de juin 1956.

Si aujourd'hui, celle-ci s'étend sur 60 kms et sur 26 communes, dont 23 sur le département de l'Ardèche et 3 sur le département de la Loire, à l'origine seules 4 communes bénéficiaient de l'Appellation Saint Joseph :
MAUVES, Tournon sur Rhône, Saint jean de Muzols et lemps. Aujourd'hui encore elles sont citées comme étant "le berceau" des Saint joseph concentrès sur environ 10 kms.

Une telle implantation géographique génère donc des disparités entre Nord et le Sud de l'Appellation. Le climat engendre des situations spécifiques par exemple la vendange commence seulement au Nord lorsqu'elle est déjà achevée au Sud.

Les plantations au Nord de l'Appellation apparaissent majoritairement en plateaux et en coteaux peu pentus et permettent une culture mécanisée, alors que le Sud de l'Appellation est constitué exclusivement de coteaux extrêmement pentus et contraignent à une culture basée sur des travaux manuels, une bonne condition physique s'avère même indispensable.

Les hommes ont aménagé des petites terrasses sur ces pentes qui atteignent parfois 65%, terrasses dont l'entretien est constant. Cela explique le prix élevé des crus originaires des ces côteaux.

Si les Appellations Saint Peray, Cornas ont le nom de leur village, inutile de chercher la commune de Saint Joseph, il n'y en a pas.

Le nom de cette AOP est celui d'un lieu-dit, anciennement la vigne du Rif de Leys devenue en 1668 Saint-Joseph. L'Appellation a été revendiquée dès 1916. En 1338 était crée "le syndicat de protection de l'Appellation Saint Joseph". Autrefois "Vin de Mauves", (évoqué dans "Les Misérables" de Victor Hugo) aujourd'hui "Saint Joseph".

800 hectares aujourdh'hui sont plantés à 90% de Syrah et 10% de Marsanne et de Roussanne. Bien que le Décret autorise l'adjonction de 10% de raisins blancs, les rouges sont 100% Syrah. 
Autant dire que le vin est rouge sombre. C'est un vin qui tache. Les dents et la langue deviennent vite noires lors de la dégustation. C'est aussi un vin tannique, qui contraint à l'égrappage afin de réduire les tanins dus à la rafle, c'est un vin qui demande du temps pour s'arrondir, 4 à 7 ans suivant les années.

1988, 1989 et 1990 sont de gandes années. 1993 a été marquée par la pluie à la vendange. 1994 est une bonne année. Plus que jamais un travail en profondeur a été nécessaire.
Ces vins se servent à température de la pièce, et accompagnent viandes blanches, gibiers, et tous plats relevés. L'AOP, c'est la reconnaissance d'une réalité et d'une tradition rasemblant plusieurs éléments : un ou plusieurs cépages, un terroir, un savoir-faire viti-vinicole. Un organisme officiel national, l'INAO, fixe et contrôle les règles qui garantissent sa typicité et sa qualité. la reconnaissance de l'AOC. "Côtes du Rhône" date de 1937.

Aujourd'hui, les vins sont classés en 3 grands groupes :
1/ - AOP Côtes du Rhône Régional
2/ - AOP Côtes du Rhône Village
3/ - AOP Appellation Locale (Les Crus)
Chacune de ces appellations fait l'objet d'une réglementation spécifique.

L'origine gardoise des Côtes du Rhône :
Au XVIIème siècle, la "Côte du Rhône" est le nom d'une circonscription administrative de la Viguerie d'uzès (Gard) dont les vins sont réputés. Une réglementation intervient en 1650 pour protéger leur authenticité de provenance et garantir leur qualité.
Un Edit du Roi de France prescrit, en 1737, que tous les fûts destinés à la vente et au transport doivent être marqués au feu par les lettres "CDR".
Ce n'est qu'au milieu du XIXème que la Côte du Rhône devient les Côtes du Rhône en s'étendant aux vignobles situés sur l'autre rive du Rhône. Cette notoriété, acquise au fil des siècles, est validée par les Tribunaux de Grande Instance de Tournon et d'Uzès en 1936.
Le décret réglementant les conditions de production des Côtes du Rhône est promulgué le 19 novembre 1937, date officielle de création de l'appellation.

Les conséquences du gel de 1956 sur la vigne :
Par temps de mistral hivernal, la Vallée du Rhône est beaucoup plus froide que les régions du centre et du nord de la france. En 1956, le mistral souffla durant trois semaines à plus de cent kilomètres / heure, par une température de moins quinze degrés.
La plupart des oliviers gelèrent mais la vigne résista si bien que les agriculteurs décidèrent d'en faire leur culture principale.

L'introduction progressive des cépages rhôdaniens :
Lieu de passage sillonné par les pélerins, les voyageurs et les militaires, la Vallée du Rhône possède de nombreuses variétés de vignes. La Syrah, probablement originaire du nord des Côtes du Rhône, n'apparaît dans le sud qu'à partir des années 1960.
Le Viognier, la Roussanne et la Marsanne sont d'implantation plus récente dans les Côtes du Rhône méridionales. Le Mourvèdre, exigeant en chaleur et en eau, est planté dans les secteurs bien exposés au soleil. Enfin le Grenache, d'origine espagnole, est le cépage roi de l'Appellation depuis la destruction du vignoble par le phylloxera, au milieu du XIXème siècle.

Les Côtes du Rhône :
Une civilisation née de l'intime alliance du fleuve et de la vigne.
Richesse et diversité des terroirs.
Terroirs et cépages sont à l'origine de la typicité des vins des Côtes du Rhône. Mais plus que l'unité géographique, c'est certainenement la volonté humaine qui a forgé l'Appellation, lui donnant une véritable personnalité. Climat, sols et cépages sont les composantes d'un terroir viticole.
000 Le Climat, de type méditérrannéen, est marqué par le mistral, ce vent violent, nécessaire et bénéfique au dévelppemment de la vigne, né de la différence de pression atmosphèrique entre les régions du nord et celles du sud. La saisonnalité très marquée des pluies, les température chaudes et ensoleillement exceptionnel caractérisent également le climat de cette région.

La forte personnalité du Rhône à imprimé sa marque sur l'ensemble du bassin sédimentaire, modelant les reliefs, apportant ses alluvions pour créer, de Vienne à Avignon et des Cévennes aux contreforts des Alpes, un ensemble riche et varié.

Entre Vienne et Valence, la vigne couvre la rive droite du fleuve dans les département du Rhône, de la Loire et de l'Ardèche. Sur la rive gauche, elle occupe les côteaux escarpés autour de tain-l'hermitage. Cet ensemble de terroirs se caractérise par le sol granitique et au climat continental modéré.

De Livron à Montélimar, la vigne cède le pas à d'autres cultures. C'est après le défilé de donzère qu'elle envahit les deux rives du fleuve.

Déjà importante sur la rive droite dans les départements de l'Ardèche et du gard, elle s'étale largement sur la rive gauche entre la basse Drôme et le sud du Vaucluse.
Là, la vigne pousse sur les sols d'origine calcaire recouvert d'alluvions.
Sec et chaud, le climat est méditérranéen.

On trouve essentiellement 5 types de sols dans les Côtes du Rhône.
Les sols à galetsaux terres argileuses, les sols caillouteux "argilo-calcaires" et els sols d'épandages caillouteux (sur les pentes des reliefs) offrent à la vigne une alimentation en eau régulière et la restitution, durant la nuits, de la chaleur emmagasinnée le jour. Ils sont particulièrement propices à l'élaboration de vins de garde.

Les sols loessiques et les sols sablonneux offrent, par contre, une alimentation hydrique plus contrastée. Il conveinnent mieux à l'élaboration des vins blancs et rosés ainsi qu'aux vins rouges légers. 

L'IGP remplace les Vins de Pays

Les Vins de Pays

Leur Histoire
En 1964, une nouvelle catégorie de vins de table à indication géographique apparaît, répondant à des critères de qualité particuliers (encépagement, degrés minimum naturel d'alcool), et bénéficiant de mesures privilégiées dans l'organisation nationale du marché des vins.

En 1968, ces vins deviennent officiellement "Vin de Pays", certaines règles de production sont fixées en 1973.La zone de production : 
Un vin de pays doit provenir exclusivement de la zone de production dont il revendique le nom. Il existe différentes catégories de Vin de Pays.

Vin de pays à dénomination départementale : Il provient d'un département déterminé. Tout département viticole peut produire du vin de pays de département. Dans des départements dont le nom peut s'identifier à celui d'un vin d'Appellation d'Origine Contrôlée (AOC), les Vins de Pays doivent prendre une autre dénomination.

Vin de pays à dénomination de Zone : Il provient d'une zone de production strictement définie, regroupant une ou plusieurs communes.

Vin de pays à dénomination régionale : Il provient d'une zone de production plus large, s'étendant sur pluseurs départements.

La procédure d'agrément :
Tous les Vins de Pays obéissent à des normes analytiques strictes, garantissant le contrôle rigoureux de l'élaboration du vin.
Pour obtenir la dénomination qu'ils revendiquent, les Vins de Pays doivent satisfaire à des conditions strictes de production et être soumis à une procédure d'agrément rigoureuse, comportant une dégustation spécifique.